Le gouvernement fête la loi TEPA
Principal titre de l'actualité économique relevé dans la presse électronique: le premier anniversaire de la loi TEPA (Travail, emploi, pouvoir d'achat).Mise en pratique il y a tout juste un an, les cinq mesures phares sur l'emploi et le pouvoir d'achat - défiscalisation des heures supplémentaires, crédit d'imôt sur les intérêts d'emprunts immobiliers, droits de succession, bouclier fiscal et réduction de L'ISF- auraient permis de limiter le ralentissement de la croissance, affirme-t-on à Bercy. Mais les économistes sont plus réservés, notent les sites des grands quotidiens.
Cette loi, "adoptée au moment précis où la crise financière internationale produisait ses premiers effets (...) a ainsi largement atténué les conséquences du ralentissement économique", se félicite-t-on à Bercy. LE FIGARO relate que Christine Lagarde se félicitait jeudi au conseil des ministres que «Le nombre moyen d'heures supplémentaires effectuées par les salariés dans les entreprises de plus de 10 personnes ait augmenté de 40% au premier trimestre 2008, par rapport à la même période de 2007. C'est autant de pouvoir d'achat reversé directement aux salariés».Une loi, communément appelée "paquet fiscal", qui devait, selon le gouvernement, créer un "choc de confiance et de croissance" et apporter à la France 0,3 point de croissance, rappelle LIBERATION. Pourtant, poursuit le quotidien, à l'l'instar du PS, de nombreux économistes critiquent une loi coûteuse qui a ôté à l'Etat toute marge de manoeuvre budgétaire. Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis, note qu' "avec le paquet fiscal, le gouvernement a grillé ses dernières cartouches". LA TRIBUNE donne l'avis d'autres experts: pour Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "si une heure supplémentaire travaillée rapporte un peu plus qu'avant, cela coûte aussi plus cher à l'Etat". "En supposant que le dispositif apporte 0,2 point de PIB supplémentaire, il creuse le déficit d'autant", a-t-il calculé. Quant aux autres mesures, "elles bénéficient principalement aux plus aisés, dont la propension à consommer est justement la plus faible", critique l'économiste.
Néanmoins, LA TRIBUNE précise que tous les économistes ne sont pas aussi pessimistes sur le bien-fondé de la mesure: "La hausse des rémunérations découlant de l'augmentation du nombre d'heures sup a forcément dopé un peu la consommation et l'activité", estime l'économiste Nicolas Bouzou.Quant à l'aménagement de l'impôt sur la fortune (ISF) pour les contribuables investissant dans des PME, qui a permis d'orienter plus de 930 millions d'euros vers ces entreprises selon Bercy, est qualifiée de "bonne mesure" par Nicolas Bouzou, même s'il conclut qu' "il est un peu tôt pour mesurer son impact sur l'économie".
lien permanent: http://vinteur.over-blog.com/article-22150228.html
Cette loi, "adoptée au moment précis où la crise financière internationale produisait ses premiers effets (...) a ainsi largement atténué les conséquences du ralentissement économique", se félicite-t-on à Bercy. LE FIGARO relate que Christine Lagarde se félicitait jeudi au conseil des ministres que «Le nombre moyen d'heures supplémentaires effectuées par les salariés dans les entreprises de plus de 10 personnes ait augmenté de 40% au premier trimestre 2008, par rapport à la même période de 2007. C'est autant de pouvoir d'achat reversé directement aux salariés».Une loi, communément appelée "paquet fiscal", qui devait, selon le gouvernement, créer un "choc de confiance et de croissance" et apporter à la France 0,3 point de croissance, rappelle LIBERATION. Pourtant, poursuit le quotidien, à l'l'instar du PS, de nombreux économistes critiquent une loi coûteuse qui a ôté à l'Etat toute marge de manoeuvre budgétaire. Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis, note qu' "avec le paquet fiscal, le gouvernement a grillé ses dernières cartouches". LA TRIBUNE donne l'avis d'autres experts: pour Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "si une heure supplémentaire travaillée rapporte un peu plus qu'avant, cela coûte aussi plus cher à l'Etat". "En supposant que le dispositif apporte 0,2 point de PIB supplémentaire, il creuse le déficit d'autant", a-t-il calculé. Quant aux autres mesures, "elles bénéficient principalement aux plus aisés, dont la propension à consommer est justement la plus faible", critique l'économiste.
Néanmoins, LA TRIBUNE précise que tous les économistes ne sont pas aussi pessimistes sur le bien-fondé de la mesure: "La hausse des rémunérations découlant de l'augmentation du nombre d'heures sup a forcément dopé un peu la consommation et l'activité", estime l'économiste Nicolas Bouzou.Quant à l'aménagement de l'impôt sur la fortune (ISF) pour les contribuables investissant dans des PME, qui a permis d'orienter plus de 930 millions d'euros vers ces entreprises selon Bercy, est qualifiée de "bonne mesure" par Nicolas Bouzou, même s'il conclut qu' "il est un peu tôt pour mesurer son impact sur l'économie".
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