Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 13:20

Ce qui m’a marqué à la télé cette année, c’est le faux mariage (qui donnera sans doute lieu à une vraie séparation) dans Secret Story. C'était la première fois à la télévision française que l'on mariait (ou qu'on le faisait croire) des candidats dans une télé-réalité. Une soirée qui aurait été drôle, s’il elle n’avait pas été pathétique. « La production » (dite la prod) a ressorti le détecteur de mensonges pour tester la sincérité des futurs mariés. La voix explique le principe. « Cette machine teste la sincérité de vos réponses en fonction de la modularité de votre voix ». Et c’est la Voix qui dit ça ! Moi, en fonction de la modularité de la Voix, je peux lui prédire qu’elle fume trop. Après avoir fait joujou avec le détecteur de mensonges pendant une vingtaine de minutes, Benjamin Castaldi précise que le mariage n’aura peut-être pas lieu ! Pourquoi? Les témoins auraient-ils oublié les bagues de fiançailles ? Un « doute » des futurs mariés face à cet engagement pour la vie ? Non, rien de tout cela : Senna est nominé, et il doit être sauvé par le public – à défaut de ne pouvoir être sauvé par Dieu –  pour pouvoir se marier. Mais le public tient-il à voir Senna et Amélie se marier ? Suspens… Faux suspens… Senna est sauvé par le public !  Sauvé, mais pas sauvé du mariage ! D’ailleurs, son « Merci au public » sonne comme un « bande d’enfoirés, je m’en doutais ».

 

« La prod » veut bien faire : un mariage, on ne prend pas ça à la rigolade. Alors Castaldi annonce: « pour célébrer un mariage, il faut un prêtre ». Il ajoute : « On a voulu respecter un minimum les traditions » (je dirai même plus, un minimum). Ils font donc entrer le prêtre ( un ancien candidat de Secret Story, Laurent, prêtre anglican) sur une musique jouée par les grands orgues… Non, je plaisante, sur la musique de Sex Bomb de Tom Jones. Oui, on respecte les traditions, mais « un minimum » (dixit Castaldi). Benjamin demande au prêtre, qui a rencontré les futurs mariés, s’il les a trouvé sincères. Laurent répond : « Oui, j’ai vu des yeux qui brillaient, de la douceur dans leurs regard, donc tant qu’il y a de l’amour…Moi ça me suffit ! »  Tu parles d’une preuve : des yeux qui brillent, de la douceur et de l’amour, on peut voir ça dans un porno.

 

Comble du mauvais goût : l’ex petite amie de Senna est dans la maison, et « la prod » a décidé de lui confier une mission. La voix s’adresse à l’ex petite copine : « Pour le mariage, je t’ai confié une mission secrète. Lorsque le prêtre demandera si quelqu’un s’oppose à cette union, tu te lèveras, et chaque seconde restée debout te rajoutera 50 euros dans ta cagnotte. Avant de te rasseoir, tu lui diras que tu lui souhaites tout le bonheur du monde ». Oui, le « respect » des traditions, ça va vraiment bien cinq minutes…

 

Je ne pense pas qu’un tel mariage puisse durer. Dans quelques années, Amélie demandera le divorce pour remporter sa cagnotte. Enfin, il ne s’agira plus tout à fait de « remporter sa cagnotte » mais de « recevoir sa pension alimentaire » ; on ne parlera plus de « gagner 100 000 € » mais de « partager les biens mobiliers». Néanmoins, ce sera toujours l’huissier qui sera responsable de l’enveloppe.

 

Le moment fatidique arrive. Amélie est heureuse :« Un mariage de princesse »,dit-elle. Non Amélie, un mariage de princesse, c’est commenté par Léon Zitrone, ou, du moins, depuis qu’il n’est plus disponible, par son fils spirituel, Stéphane Bern. Toi, ton mariage de princesse, il sera commenté par Benjamin Castaldi, fils biologique ( et spirituel ?) de Jean-Pierre.

 

On découvre l’autel. Le décor : tout rose avec des cierges. Mais les cierges ne suffisent pas à se croire dans un lieu saint: avec ces flammes dans un décor ni rose ni orange, on se croirait plutôt dans un clip de Mylen Farmer. Pour rejoindre l’autel, la mariée doit emprunter un passage très étroit, en dessous duquel se trouve une piscine. Mais voila, les constructeurs n’ont pas pensé à prendre la mesure de la robe de la mariée. « Si j’y vais, je brûle » annonce Amélie! Bah prend le risque, le mariage c’est pour le meilleur et pour le pire. Et puis le curé de Secret Story a déjà détecté une flamme dans tes yeux, pourquoi ne pas t’enflammer corps et âme?  

 

Le prêtre (Laurent), d’une quarantaine d’années, avec son crâne chauve, son bouc et sa cravate mal nouée (pour faire chébran) pourra également faire office de DJ  pour la deuxième partie de la fête, après la cérémonie « religieuse ». D’ailleurs, pendant la « cérémonie », il n’hésite pas à se transformer en animateur en lançant des magnétos. Le père de la mariée a rejoint sa fille, il a même préparé un petit mot. Attention, le texte est poignant: « Nous voici réunis pour un événement, qui hélas, ne sera déjà plus qu’un beau souvenir dans quelques heures ».

 

Laurent, le prêtre prend la parole : attention, c’est le messager de Dieu qui parle, alors ne riez pas : « Nous voici rassemblés pour votre mariage. L’amour surprend, l’amour est partout, et pourquoi pas dans une télé-réalité. Car dans télé réalité, il y a réalité. Réalité des sentiments, réalité de l’amour ». Je n’invente rien, j’ajouterai juste : « Amen ». Benjamin Castaldi reprend l’antenne et annonce que le mariage va continuer « après la pub ».  Tu parles d’un mariage de princesse : Cendrillon récupèrera sa chaussure de verre, après la coupure pub. Le charme prend fin avec la coupure pub de 23h50, soit 10 minutes plus tôt que chez Walt Disney.

 

Retour sur le plateau. C’est le moment de l’échange des consentements. Le prêtre demande si quelqu’un s’oppose à cette union. On voit l’ex qui hésite, mais finalement ne se lève pas. Le prêtre, corrompu jusqu’au bout, insiste, visiblement bien au courant de la mission secrète : « Non ? Personne ? Tout va pour le mieux ».  

- Le prêtre :  « Amélie et Senna, retournez vous et regardez vous »

- Amélie  « je peux pas me retourner, sinon je vais prendre feu ! »

- Le prêtre : « c’est du direct, ce serait dommage que la mariée prenne feu ou qu’elle tombe dans la piscine ». Si !!! Faut qu’elle tombe dans la piscine : comme ça elle sera aussi baptisée, deux sacrements pour le prix d’un.

 

Senna passe la bague à Amélie: « Amélie, je te donne cette alliance, signe de notre amour et de notre… ? » Il se tourne vers le prêtre, qui lui vient en aide : « Fidélité ! Oui, c’est un mot difficile… ». Là, j’ai ri, sans doute comme la plupart des téléspectateurs, qui n’ont pas oublié le magnéto passé trente minutes avant avec le détecteur de mensonges où on apprenait qu’ils allaient être tous les deux rapidement cocus. Au « Oui je le veux » de Amélie, des lumières « LOVE » s’allument. A leur sortie, on ne leur lance pas de riz. Même pas des tomates.

Par Vinteur - Publié dans : télévision/médias
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 10:17

Paris est sous la neige. Et franchement, je n'arrive pas à me décider entre: ski de fond sur les Champs-elysées; ski alpin à la butte Montmartre (en plus les remontées mécaniques ne sont pas chères: 1€40 la montée en funiculaire); promenade en raquettes au bois de Vincennes; ou encore patin à glace sur le périph. Ou alors, apprendre le surf: y'a plein de vélib sans pneus qui feront l'affaire. C'est vrai qu'à Paris, on a tout à proximité... Avec des navettes toutes les 3 minutes.

Par Vinteur
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 21:30

Alors que la réforme des retraites vient d'être adoptée par l'Assemblée nationale, j'ai vu récemment un documentaire sur le Titanic qui rappelait que son commandant, Edward Smith, avait 62 ans lors de la traversée de l'insubmersible, et qu'il s'agissait de sa dernière traversée avant la retraite. Comme quoi, en prenant sa retraite deux ans plus tôt... 

 

En effet, après 60 ans, l'acuité visuelle baisse, on voit moins bien l'iceberg, et quand on a enfin vu l'iceberg, on ne court plus assez vite sur le pont pour aller donner l'ordre d'arrêter les machines. Quand on a enfin fait arrêter les machines, on a déjà tamponné l'iceberg.

 

Et quand on réalise qu'on a déjà tamponné l'iceberg, on est trop crevé pour taper un sprint jusqu'à la radio, à l'autre bout du bateau, pour envoyer un SOS. Le temps de reprendre son souffle, on s'attarde donc sur le pont pour vérifier que c'est bien de la glace, afin d'éviter un sprint inutile. Comme c'est bien de la glace, on se résigne à courir prévenir l'opérateur radio pour qu'il lance enfin un SOS.

 

Après tant d'efforts, à 62 ans, difficile de rassembler ses dernières forces pour organiser le remplissage des canots de sauvetage. Epuisé par un tel effort physique à 62 ans, on parvient quand même à lancer, tout en essayant de reprendre sa respiration: "Les femmes..... fff ffff.... et........fff.......les enf ffff fants ....fff.... d'abord!".

 

Quand les canots sont enfin à la mer, moins vif d'esprit qu'avant la soixantaine, on réalise un peu trop tard que compte tenu du nombre de passagers restant sur le pont, il aurait été judicieux de remplir les canots entièrement plutôt qu'à moitié. 

 

Sans compter qu'avec un commandant plus jeune, le drame n'aurait peut-être pas eu lieu, car il aurait sans doute réagi autrement avant même que la collision se produise:

- un homme de l'équipage: "Commandant, on nous signale la présence d'Icebergs!"

- le commandant Smith: "Ah? bon! ...." 

un homme de l'équipage: "Commandant, qu'est-ce qu'on fait?"

le commandant Smith: " Bah maintenez la vitesse... Plus vite on ira, plus vite on aura traversé la zone d'icebergs.".

 

Le commandant Smith a-t-il eu raison de travailler jusqu'à 62 ans? Difficile de répondre de façon catégorique. S'il s'était arrêté à 60 ans, il aurait peut-être évité un drame humain, mais il aurait provoqué un drame cinématographique car "Bienvenue chez les ch'tis" serait le film ayant fait le plus d'entrées en salle. 

 

Je ne sais pas si en 1912 le capitaine Smith aurait touché une retraite, mais s'il a cotisé, il n'a pas touché ses prestations: on peut donc dire que du point de vue de l'équilibre financier des retraites, le commandant Smith a eu un comportement exemplaire en coulant avec son bateau, ce qui n'aurait pas été le cas s'il s'était arrêté à 60 ans.  S'il a coulé quelque chose, ça n'est pas le système de retraite.

Par Vinteur - Publié dans : actualité
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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 01:23

Comme chaque année à Paris sur les quais de Seine entre le 20 juillet et le 20 août, on a resorti les chalets du marché de Noël, et on en fait des crêperies, des marchands de glace, des locations de pédalo, des points rencontres pour activités en tout genre, et même des postes de secours pour la Croix rouge: bienvenue à Paris plages.

"Ici Paris plages" peut on voir écrit devant les diverses entrées de Paris plages. Si, si, je vous jure c'est ici! On dirait pas! C'est pour cela qu'on le signale par des drapeaux bleus avec écrit dessus "Paris plages", afin que les gens ne ratent pas l'entrée. Et pour ceux qui auraient encore un doute ("C'est paris plages ça? Mais ça n'a rien d'une plage!") , la mairie a même ajouté un gros plan à l'entrée où on voit les quais de Seine et la Seine, et à l'emplacement des quais, écrits en gros caractères: "Paris plages", avec une grosse flèche sur le plan qui pointe l'entrée devant laquelle on se trouve (le fameux "Vous êtes ici").

Comme rien ne ressemble moins à une plage que Paris plages, on signale tous les éléments de Paris plages avec un écriteau. "Ici base nautique", "ici transats", "ici bacs de sable fin" (bacs monopolisés par les joueurs de pétanque); "ici, sortie de paris plages" (pour qu'on note la différence entre les quais dans paris plages et les quais hors paris plage).

 Il ne manque plus qu'un écriteau: "Ici on a repeint les pigeons en blanc" pour que l'on se croit vraiment à la plage. 

 Et même, véridique, on a installé un pont flottable au canal de la Villette pour éviter un trop gros détour aux passants. Rien de plus anodin qu'un pont flottable me direz-vous? A Paris plage, on en fait une attraction, un monument, on le signale même avec une pancarte. On appelle même ça l'opération "L'été du canal". Voici le contenu exact de la pancarte du pont flottant en question, qui se trouve au niveau de canal de la Villette: "Pont flottant mobile. Ouvert du 7 juin au 29 août tous les jours de 14 h à 20h. Cyclistes: merci de mettre le pied à terre pour traverser. Cet équipement temporaire est une initiative du Parc de la Villette, du Comité Réginal du Tourisme Paris Ile de France et du Comité départemental du tourisme de la Seine-Saint-Denis dans le cadre de "l'été du canal". Ils s'y sont mis à trois! A trois pour financer un pont de 6 mètres de long. De plus, était-ce utile de préciser "Pont flottant mobile"? S'il est flottant, il est forcément mobile. 

Bienvenue à "Paris plages", au pluriel. Parce qu'il y a plusieurs plages: sur les quais de Seine, où l'on peut flâner (cela n'a rien d'une plage, mais on a ajouté des transats); mais aussi au bassin de la Villette, où se situe la "base nautique" de Paris-plages (entendez par "base nautique": location de pédalos). Pour quel secteur de Paris plages opter, allez-vous me demander? Quais de Seine ou La Villette? Alors, tout dépend de vos attentes, qui peuvent-être de trois ordres:

- Premièrement, si vous attendez de Paris plages de pouvoir flâner le long (du rivage) de la Seine, découvrir le Paris plages artistique, optez pour Paris plages quais de Seine.

- En revanche si vous attendez de Paris plages de pouvoir vous dépenser sur l'eau, en participant aux activités nautiques, vous trouverez votre bonheur à Paris plages La Villette.

- Enfin, si vous n'attendez rien de Paris plages, vous avez bien raison. 

Pour plus de clarté, je vais vous présenter d'abord "Paris plages" quais de Seine, qui représente quand même le plus gros secteur (1) , puis Paris plages La Villette (2). Je terminerai par une dernière partie pour ceux qui n'attendent rien de paris plages (3).  

 

 1- Paris plages quais de Seine: flâner dans le Paris- plages artistique

      Paris- plages secteur "Quais de Seine" est l'endroit idéal pour "flâner" et applaudir les artistes de rue. On peut longer les quais de Seine durant de longues minutes... Mais pas trop longues quand même, ou alors prévoyez une bouteille d'eau, car la chaleur du soleil parisien est accablante, encore plus accablante que le niveau des artistes de rue (et encore, c'est la crême de la crême, puisqu'ils ont été sélectionnés par la mairie de Paris. Mais comme je vous le disais à l'instant, la chaleur de paris plage est accablante, donc on vous a sélectionné la crème de la crème fondue).

Vous pourrez donc admirer le travail des artistes de rue. Oh, les portraitistes, les mimes et autres illusionnistes sont sur le port de la Rochelle (ou à Montmartre), mais vous pourrez profiter du talent des joueurs de Djembé et des jongleurs de bouteilles de bière. Ou encore, mais seulement le week-end, de l'équilibriste sur vélo à une roue... Equilibriste qui après l'avoir perdu trois fois, son équilibre, parvient à tenir dix secondes d'affilé sur son vélo une roue avant de se prendre la banderole délimitant l'endroit au delà duquel le public n'a pas le droit de s'avancer, au risque de déséquilibrer l'équilibriste, ce qui, finalement, ne changerait pas grand chose. Moi j'arrive à tenir trente minutes sur un Vélib', ces vélos parisiens lourds et impossibles à manipuler, aux dérailleurs déréglés et aux guidons rouillés: je suis donc prêt pour le casting de Paris plages. 

Pour le jongleur de bouteilles de bières vides (donc aucun intérêt de rester pour en attraper une au vol), je dois reconnaitre qu'au moins il jongle bien, je ne lui imputerai donc pas les bouteilles de bières flottant sur la Seine, ces bouteilles qui viennent se coincer dans le gouvernail des pédalos, comme les oiseaux dans les réacteurs d'un avion au décollage.

Si l'on tend l'oreille, on peut entendre les conversations de parisiens, et les découvrir sous une face que l'on connait moins d'eux: ces parisiens qui travaillent toute l'année, sont enfin déstressés pour le week-end à paris plages. Comme quoi il ne leur faut pas grand chose pour déstresser. Pour moi c'est le contraire: je n'étais pas stressé, et puis j'ai eu l'idée d'aller me promener à Paris-plages.

On y découvre des parisiens ouverts, qui parlent et répondent à la curiosité de leurs enfants:

"Maman pourquoi l'eau elle est verte?"

- "C'est à cause des bouteilles de bière du jongleur qui finissent dans la Seine, elle en prend la couleur" répond la mère. 

Enfin, pour plaire aux parisiens, et leur rendre la chaleur du soleil de juillet supportable, la mairie de paris a gentiment installé des brumisateurs, lesquels rappellent le brouillard de Paris dans l'année. "Ouh ça fait du bien", peut-on entendre. Les brumisateurs, c'est un micro-climat du mois de novembre en plein mois de juillet, un retour aux sources pour tous ces parisiens déboussolés par des températures qu'ils ne connaissent pas. Il faut bien ça pour se sentir bien, pour être vraiment chez soi.

2- Paris plages Bassin de la Villette: se dépenser en participant aux activité nautiques

Bienvenue à "Paris plages", au pluriel. Parce qu'après avoir longé les quais de Seine, vous pourrez vous rendre au bassin de la Villette, où se situe la "base nautique" de Paris-plages. Entre Aubervilliers sur mer et Pantin les flots. 

 Entendez par "base nautique": location de pédalos. Il y a même des bouées jaunes, comme à la mer, pour délimiter la zone de navigation des pédalos. Le jaune des bouées, c'est bien la seule couleur que Paris-plages partage avec les plages de la Côte. (ou Code couleurs) Oui, en Méditerranée, l'eau verte est considérée comme de l'eau sale: on ne s'y baigne pas! Alors que l'eau bleue est jugée propre, on peut s'y baigner. A Paris plages, c'est un peu différent: l'eau sale, c'est la grise: on ne s'y baigne pas. L'eau verte, par contre, est de l'eau propre: mais on ne s'y baigne pas non plus. Et l'eau verte, qui sans être propre est légèrement moins dégelasse que la grise, se situe dans le canal de la Villette, raison pour laquelle on y a installé la base nautique. Si un pédalo se retourne, le touriste ingurgitera une moindre quantité de méthane. Pas de menthe à l'eau à paris plage, mais du méthane-eau à boire à volonté. 

L'eau est donc sale à Paris plages? Ne soyons pas mauvaise langue, et n'ayons pas la plume acide ( ou ayons la moins acide que l'eau dont nous parlons). Il y a bien de l'eau propre à Paris plages: celle des camions karcher qui viennent dégager les pourritures laissées par les touristes, conduits par les saisonniers intérimaires de la mairie de paris. 

Paris plages, au pluriel, car il y en a plusieurs: si l'on ne vous propose ni plages de galets, ni plages de sables (ces dernières sont plus lisses, et donc plus douces pour les pieds que celles de galets), vous pourrez faire votre choix entre les plages de pavés et les plages de goudrons (ces dernières sont plus lisses, et donc plus douces pour les pieds que celles de pavés).

Un canot de sauvetage de la croix rouge dépasse un pédalo à vive allure. "Cool", me dis-je, un peu d'action, je vais assister à un sauvetage en mer... enfin, un sauvetage en Seine. Le canot s'arrête, se retourne vers le pédalo "Monsieur, faut pas dépasser les bouées jaunes...". ah oui, je me disais...  "On vient pas vous repêcher nous!". Hospitalité parisienne. 

Quand vous serez lassés des plages de pavés ou goudron, vous pourrez remonter quelques centaines de mètres, pour profiter des plages de pelouse de la cité des sciences (encore plus douces pour les pieds que les plages de goudron). Magnifique endroit duquel vous pourrez admirer, allongé sur la pelouse, le coucher de soleil, ou plus précisément son reflet dans la boule de la Géode. Oh, bien sûr, vous pourrez regarder le coucher de soleil au loin (je ne dis pas à l'horizon, ce dernier étant dissimulé par les HLM qui s'érigent de l'autre côté du périphérique), le vrai coucher plutôt que son reflet, mais alors c'est derrière les palmiers... euh, derrière les grues d'Aubervilliers. Et au moment fatidique, à l'instant où le soleil devenu rougeâtre doit disparaitre, grandes sont les chances que le RER B, aérien à cet endroit, passe, voire stagne, à cause d'un "train arrêté en pleine voie", vennant masquer ce beau coucher: il s'agit d'une éclipse de RER, phénomène qui à la différence de l'éclipse de soleil, se produit plusieurs fois dans le siècle, et même dans la semaine, et appelé de façon plus technique dans le jargon des astronomes de la cité des sciences (c'est à dire des fonctionnaires de catégorie B), "Eclipse de train arrêté en pleine voie. Pour votre sécurité, ne tentez pas d'ouvrir les portes". 

A Paris-plages La Villette, il y a des barrages. Des "touristes" expliquent le principe de l'écluse à leurs enfants. "Tu vois, là et là, c'est pas la même hauteur. Donc le bateau il peut pas passer. Donc le barrage laisse couler de l'eau. Et quand ça sera à la même hauteur, le bateau il pourra passer". "Bah, papa, pourquoi ils laissent pas l'eau toujours à la même hauteur?" . Le père hausse les épaules, agacé: "Tu m'en poses des questions, j'suis pas ingénieur. Sans ça on serait pas là, on serait partis en vacances".

Il est 20 heures. A Deauville, c'est la marée haute, et les touristes quittent la plage pour aller passer une soirée au Casino. A Paris plages, pas de marée haute, mais les gobelets, les cannettes et sacs en plastiques remontent quand même à la surface: il est temps de quitter la plage, pour laisser les camions karcher faire leur travail. Si vous voulez venir profiter de Paris plages sans vous ruiner, pour un week-end (si vous voulez en faire le tour) ou pour un séjour (si vous voulez en faire plusieurs fois le tour), vous pourrez résider au camping des flots verts (et pas les flots bleus, on est à la Villette); ou un peu plus loin,  dans un camping de standing inférieur: le camping des flots gris (et pas les flots verts, on est à Pantin). La mairie de Paris vous accueille du 20 juillet au 20 août. La saison sera longue, et ils ne l'ont même pas raccourcie avec la crise.


3- Vous n'attendez rien de Paris-plages?

Vous avez raison de ne rien en attendre. Mais alors c'est très con de m'avoir lu jusque ici. 


Par Vinteur
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 16:28

Il est 0h58. Je suis là depuis 23h. Mon avion décolle à 5 heures du mat’, donc je suis venu à Roissy la veille par le dernier RER, histoire de faire des économies de taxi et d’hôtel. Faire des économies : c’est idiot, maintenant que je sais que je vais mourir. Je ne sais pas encore si l’avion va se crasher, si un réacteur va prendre feu, ou s’il va être détourné par des terroristes, mais ce dont je suis (presque) sûr, c’est que je vais mourir dedans. Une ambiance bizarre, des gens intrigants dans le Terminale, pas de catastrophe depuis 15 jours dans les JT, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que c’est le mien qui va prendre.

En plus le décollage est pile à la bonne heure pour une bonne couverture journalistique, et donc un crash réussi : il décolle à 5 heures, soit un crash entre 7 et 8 heures en supposant la catastrophe après 2 heures de vol : or au bout de 2 heures, on est pile au dessus de la méditerranée : ça ferra de jolies images. Crash à 8 heures, donc la première dépêche AFP tombe à 9 heures, la dépêche tombant forcément après l’avion. Le temps d’envoyer une équipe de cameramen, les caméras survolent la zone entre 10 et 11 heures, ce qui laisse tout juste le temps à Jean-Pierre Pernaut de rendre compte des premiers éléments de la catastrophe dans son journal de 13h, autrement dit de décompter le nombre de français dans l’engin, et d’annoncer en fin de journal qu’Harry Roselmack (c’est l’été) reviendra de façon plus approfondie dans son 20 heures.

Jean-Pierre Pernaut soulignera peut être également que si l'on a peur de prendre l’avion, inutile d'y risquer sa vie, car il y a de jolies chambres d’hôtes en France, pour pas cher, ce qui sera l’occasion de faire le portrait d’Odette, agricultrice dans le Tarn, qui à retapé ses combles pour en faire des chambres d’hôtes : l’occasion pour les vacanciers d’aller à la mer, tout en apprenant à traire les vaches le matin avant le petit déjeuner, et de découvrir la vie au milieu des poules.

Entre temps, dans l’après-midi, l’Elysée pourra émettre un communiqué dans lequel la présidence ferra part de son soutien aux familles. Familles qui pourront trouver du réconfort grâce à la mise en place d’une cellule psychologique au sein de Roissy. A 20 heures, les premiers éléments de l’enquête auront été approfondis dans les JT, autrement dit les familles en pleurs témoigneront « Hier encore, il était avec nous ! On riait ! Et aujourd’hui, il perd la vie dans un avion. C’est terrible ! ». Doublé d’un sujet d’investigation sur «les compagnies listées à éviter quand vous partez en vacances », et l’envoyé spécial de Roselmack de s’exclamer « Pourtant, cette compagnie n’était pas black listé ! Les contrôles techniques avaient été effectués selon les recommandations» .

Et puis, cette question à laquelle on ne répondra jamais, et que l’on se repose à chaque crash : « mais où sont passées les boites noires ? ».

 

L’horaire est parfait pour un crash je vous dis ! Ca ne peut pas être le vol de 14 heures, c’est trop tard pour les JT ! Et le journal "Le Monde" boucle à midi pour une parution le soir sur la capitale ! Un vol à 5 heures, c’est l’idéal pour un crash, c’est médiatiquement scientifique !

 

Il est donc 0h58, et l’enregistrement n’est qu’à 3 heures, et l’avion décolle à 5 heures. Avant l’enregistrement, il me reste donc pile 2 heures… pour prier. Sachant qu’il me faut en moyenne 17 secondes pour réciter un "Notre père", je peux en réciter 423. Avec ça, si ce n’est pas moi le seul survivant. Je commence à prier, mais me reperds rapidement dans mes pensées.  Quand on sait qu’on va bientôt mourir, la moindre chose prend une valeur inimaginable. J’observe les gens. Un bébé dort sur un porte bagage, à côté de ses parents. Les pauvres, s’ils savaient. Toute cette petite famille, dans quelques heures, ne sera plus. Un enfant demande à boire à sa mère, sans se douter que dans quelques heures, l’eau de la Méditerranée, il pourra en boire autant qu’il veut, et pas que par la bouche. Avant la mort, donc, la moindre chose prend de l’importance, ne serait-ce que les couleurs des logos des tours opérateurs : je prends conscience de toutes les nuances de couleurs. Le rouge de nouvelles frontières et de Look voyages, plus beau mais moins vif que le rouge de l’extincteur pas loin. Je l’emmènerai bien l’extincteur : c’est le rouge que je préfère, et ça pourra être utile quand les flammes ravageront l’appareil. Les flammes, rouges aussi, mais c’est un rouge plus chaud. Le bleu de l’enseigne de Thomas Cooke, plus claire que le bleu de l’UMP. Même le gris du Terminale 3 , gris comme mon ciel picard, mais en plus métallique, me parait beau.

 

Il faut que je sois à deux heures de la mort pour saisir toute la signification du logo de Thomas Cooke voyages, ce rond bleu avec un cercle jaune à l’interieur : le rond représente la planète, le bleu est l’océan, le jaune un continent. Non ? Bah à l’approche de la mort, on devient poète, je n’y peux rien !

 Deux lycéennes plaisantent à côté de moi : quel dommage, mourir si jeunes ! J’écoute leur conversation : « Secret Story ? Cette année, je suis accro ! ». Finalement, c'est pas si grave de mourir si jeune. 

 

J’imagine déjà demain, l’ouverture du JT. J’espère que le crash sera traité en ouverture du journal, et que les feux de forêt en Corse ne nous voleront pas la vedette. Enfin, on est une majorité de français sur ce vol, on devrait avoir le droit à un bon traitement de la catastrophe.

 J’hésite à passer un dernier appel, pour dire au revoir à mes amis, au cas où, surtout que du coup, avec le crash, mon forfait va être perdu.

  

Je regarde le panneau électronique des décollages, sans doute le dernier écran que je verrai. Tous ces vols annoncés, pourquoi faut-il que ça tombe sur le mien ? Ou plutôt que ce soit le mien qui tombe ?

 

Je relis ma convocation : « les horaires de votre vol de retour vous seront reconfirmés 72 heures avant par notre délégué (e) à destination ». J’esquisse un sourire, le rapatriement des corps se fera sans doute plutôt à bord d’un bateau pêche que par avion. 

Il est 1h20, plus que 3h40 avant le crash s’il a lieu au décollage, un peu plus si c’est en plein vol. Personnellement, je préfèrerais que ça se produise au décollage, avant la prise d’altitude : on tomberait de moins haut.La descente aux enfers serait plus brève. En même temps, quitte à avoir une mort spectaculaire, autant vivre l’expérience à fond : un crash au dessus de la mer, c’est quand même plus classe ! (que de tomber sur son point de départ)

J’ai deux bagages : un ira en soute, et l’autre à main ira en cabine. Je transfert quelques affaires du bagage à main vers le bagage soute : s’il est suffisamment léger pour flotter, il pourra me servir de bouée.

 

Des messages de prévention contre la grippe A ! T’inquiète, mes mains je ne pourrai pas les laver au savon, mais je compenserai par la quantité d’eau : ça sera mieux qu’un coup rapide sous le robinet. En plus le sel, ça ….

 

 BI2822, le numéro de ma tombe. J’aurais préféré une tombe avec mon nom gravé sur du marbre, mais bon… Je rêvais de mieux qu’une fosse commune, mais pas le choix.

 

1h38 : je vais aller aux toilettes une dernière fois. Je vais aux toilettes une dernière fois, je suis pas à l’aise pour nager quand j’ai envie de pisser.

 

Une famille arrive : « Vous attendez pour nouvelles frontières ? ». Non, Look voyages. Mais c’est le même avion : peu importe que l’on voyage avec un opérateur concurrent face à la communauté de destin qui nous attend. Les nouvelles frontières, je ne crois pas qu’on les verra, de toute façon.

 

Je vais pisser. J’actionne l’interrupteur  du savon, normal que l’eau ne coule pas. Je sais, on dit j’appuie sur bouton du savon , l’interrupteur c’est pour un objet électrique, mais à quelques heures de la mort, je veux montrer que j’ai un peu de vocabulaire, quand même. J’appuie sur le bouton du savon donc, normal que l’eau ne coule pas. « Déplacer les mains en face de la cellule ».  Pour les portes de l’avion, l’ouverture est aussi facile ? Je compte sauter avant. D’ailleurs je passe mes lunettes sous le robinet, faut que je voie clair pour bien évaluer les distances et sauter au bon moment. Car je compte sauter avant l’appareil.  J’ai bien fait de pas mettre mes lentilles pour partir, l’opticien m’a déconseillé de me baigner avec. Et avec l’eau salé ça pique les yeux.  Les lunettes de vue, c’est pas l’idéal , mais les verres de mon masque tuba ne sont pas correcteurs. Je suis un peu perturbé.

 On monte enfin dans l’avion, j’hésite à déclencher l’enregistreur de mon téléphone portable, afin de compléter les boites noires.

 

Dans l’avion j’adresse un sourire à la jeune femme assise à côté de moi, et j’essaie d’entamer la conversation. Savoir qui elle est, d’où elle vient : histoire de savoir avec qui je vais périr, je trouve ça important : on coulera sûrement à côté. Et surtout, si elle se noie avant moi, elle pourra me servir de bouée : je pourrai alors retrouver sa famille pour lui faire savoir qu’elle n’est pas morte pour rien. Quand on perd un être chère de façon aussi tragique, c’est important pour la famille de pouvoir se dire que la mort a servi à quelque chose, ça aide à faire le deuil je trouve.

 

Sinon, ça m’embête de déverser mon dentifrice et mon gel douche dans la mer. Je suis un peu écolo sur les bords, et j’ai vu le « Home » de yann Artus Bertrand. Alors même si la pâte à dentifrice de mon tube est bleue turquoise, afin de mieux protéger l’émail des dents, et que au moins au niveau de la couleur ça ne devrait pas faire de tache sur les vues aérienne, ça pollue quand même. Mais bon…

 

2h14 : les premières personnes commencent à faire la queue devant le stand de Look voyages pas encore ouvert.Pressés d’avoir les bonnes places dans la fosse commune.  Moi j’attends encore , je suis assis au « bar de l’escale », pas encore ouvert, ou déjà fermé. J’aurais bien pris un café et croissant beurre, c’est pas bon de nager le ventre vide.

 

2h32 : les gens arrivent devant le comptoir. J’aurais du mettre un maillot de bain sous mon pantacourt.

 FIN

 Le crash n’a pas eu lieu. Merde !! Donc c’est pour le retour ? 

Par Vinteur
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Dimanche 20 juin 2010 7 20 /06 /Juin /2010 15:54

Sarkozy juge l'altercation entre Anelka et Domenech inacceptable. Je suis d'accord avec le président: Anelka a été trop loin en lançant a son entraîneur "Va te faire enculer, sale fils de pute". Il aurait pu au moins être plus nuancé dans ses propos, en sortant plutôt une insulte du genre "Casse toi pauv' con" , par exemple. Merci au président de nous aider à situer, en matière d'insultes, la frontière entre "l'acceptable" et "l'inacceptable".

Par Vinteur - Publié dans : actualité
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 22:37

Il nous reste une chance infime de ne pas être éliminés de la coupe du monde, c'est de faire au moins 3 buts d'écart avec l'Afrique du Sud lors du prochain match. Et surtout que l'Uruguay et le Mexique ne fassent pas un match nul, mais ça, ça ne dépend pas de nous. Ca ne dépend pas de nous? Mais alors, si ça ne dépend pas de nous, tout reste possible! C'est peut-être mieux de confier notre destin aux adversaires. Les miracles se produisent peut-être rarement, mais ils se produisent: la main de Dieu nous sauvera peut-être, celle de Thierry Henri nous a bien sauvés une première fois.

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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 20:00

La contralto Maureen Forrester, la voix de Bianca Castafiore dans la série animée des Aventures de Tintin (1992-1993) vient de mourir à l'age de 79 ans à Toronto. Si on recherche une chanteuse pour reprendre la voix de la Castafiore dans une nouvelle adaptation de Tintin, Lara Fabian ou Lio se portent très bien. C'est un autre genre, mais le capitaine Haddock ne serait plus le seul à quitter la salle avant la fin de ses concerts.

Par Vinteur - Publié dans : actualité
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 00:36

Merde! Y a les frères Bogdanoff ce samedi soir dans l'émission de Ruquier. Ils vont encore parler d'extraterrestres qui pourraient un jour nous envahir, ou d'une météorite super méga géante qui risque d'entrer en collision avec la Terre en 2018 mettant fin à toute vie humaine si on se barre pas sur une autre planète, ou alors ils vont raconter que le soleil pourrait s'éteindre plus tôt que prévu rendant la Terre inhabitable: tout ça avant d'aller dormir, moi je vais encore faire des cauchemars!      

De toute façon, pour moi, si la Terre devient un jour inhabitable, ce ne sera pas à cause de l'extinction du soleil (on a le temps, ça se compte en milliards d'années), mais parce qu'on me refuse les APL. D'ailleurs, le seul moyen que j'ai trouvé pour rendre la Terre habitable, c'est de m'être installé de l'autre coté du périphérique. 

Par Vinteur - Publié dans : télévision/médias
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 23:46

Je regarde Nikos et Nana Mouskouri parler de la crise grecque sur France 2, dans l'émission de Guillaume Durand... Ou alors, je vais aller dormir. Ah ces grecs, ils continuent à mettre l'Europe en difficulté en nous envoyant leurs pires représentants. 

Par Vinteur - Publié dans : télévision/médias
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